Des familles de Terlon

Branche de la Haute-Garonne

Les "de Terlon": origines de la noblesse

Les de Terlon de Toulouse se différencient des autres Terlon du fait de l'ajout d'une particule. Cet ajout apparaît au 16ème siècle, au moment de l'anoblissement du fondateur du la branche, Claude Terlon.

Claude, docteur en droit et avocat de renom, sera élu en 1555 capitoul de la Dalbade. L'accession à cette dignité de capitoul apportera à Claude et à ses descendants l'adjonction de la particule et l'anoblissement.

Marié deux fois, père de sept enfants, Claude de Terlon sera à l'origine d'une lignée de parlementaires toulousains. Cette lignée s'éteindra au 18ème siècle faute de postérité mâle.

Le blason des de Terlon était "d'azur à trois lions léopardés d'or rangés en pal".

Témoignage authentique

Une enfant sans prénom

Le 16 aoust 1652 a este baptisée une fille a la maison avec dispense de Mr le vicaire genal née le mesme jour de Mr Me de Terlon conseiller au parlement et de Damoiselle Anne de Chambert mariés et on ne lui a pas donne nom le parrain et la marraine estant absants

Biographie dythirambique

Claude de Terlon, par M. de Gélis in Quelques poètes des Jeux Floraux aux XVIe et XVIIe siècles

La famille de Terlon était à Toulouse, au commencement du seizième siècle, non pas peut-être une des plus anciennes, mais une des plus connues.

Claude, que l’on pourrait appeler Claude 1er, car il eut un fils du même prénom et d’égale notoriété, fut un homme de haute culture et de grand jugement. Dumège, en le faisant naître en 1525, l’a probablement rajeuni. Le chant royal qu’il présente en 1540 aux Jeux Floraux témoigne, en effet, d’une certaine expérience et ne peut, malgré ses nombreux défauts, être attribué à un écolier de quinze ans.

'' Terlon vint encore, nous dit Lagane, prononcer le Sermon des fleurs à la séance du 3 mai 1542.'' Sans avoir pu contrôler cette assertion, nous l’admettons volontiers. Nous convenons que ce fort en thème, nourri dès son plus jeune âge des auteurs classiques, était tout désigné pour la grave, savante et solennelle harangue latine qui se débitait alors sur l’estrade des Jeux Floraux avec des intonations et des gestes à la Cicéron.

On pourrait s’étonner qu’après son succès de 1540 (Il avait gagné la fleur du Souci), Terlon n’ait plus reparu au Collège de Rhétorique? C’est qu’il obéissait à des suggestions nouvelles et que la muse de l’éloquence était chère à son coeur humaniste, plus encore que la muse de la poésie. Il fut, nous dit Lafaille, un des plus célèbres avocats de son temps ; on accourait en foule quand, de sa voix chaude et vibrante, il faisait retentir les murs du Palais.

Sa science des affaires ne fut pas moindre que sa science du droit. Elle lui valut d’être nommé capitoul en 1555 et, quatre années plus tard, on l’envoya, avec Guy de Pibrac, représenter le Languedoc aux Etats généraux d’Orléans. Dans cette circonstance, il soutint avec éclat les intérêts de sa province, fit un lumineux rapport sur les questions traitées et reçut, en rentrant à Toulouse, les félicitations unanimes de ses compatriotes.

C’était un catholique convaincu mais non point exalté. Le parti de la ligue ne le compta jamais au nombre de ses affiliés et les protestants eux-mêmes furent obligés de reconnaître son esprit de justice et sa loyauté. Grâce au prestige, on peut même dire au respect qui l’entourait, il put traverser sans encombre la terrible période de 1589 où Duranti, Daffis et de plus modérés encore tombèrent sous le poignard des fanatiques.

A ce moment, d’ailleurs, affaibli par l’âge, il abandonnait à ses fils, Claude et Gabriel, les charges publiques devenues trop lourdes pour ses épaules et les honneurs littéraires dont il n’avait plus l’ambition.


Graphique: Les Terlon de la Haute-Garonne